Service type à Supercoop

Immersion à Supercoop : un magasin humain et engagé

Venir à Supercoop, mais pour quoi faire ? Être coopérateur ou coopératrice dans notre magasin, qu’est-ce que cela veut dire ? On vous dévoile ici à quelle sauce vous êtes mangé·e !

Par Clémence Félix Jamet

Un échange de bons procédés

Supercoop repose sur un système de services de trois heures. Les coopérateur·rice·s en effectuent un au minimum toutes les quatre semaines. Durant ce temps, ils et elles remplissent les tâches de magasinier·ère, nécessaires au bon fonctionnement du magasin.

En échange, ils et elles peuvent faire leurs courses à Supercoop autant de fois qu’ils et elles le souhaitent ! Ils et elles profitent ainsi de produits autant que possible locaux, bios, équitables, éco-conçus, et ce à petit prix.

À petit prix, mais comment ? Grâce à ce fonctionnement coopératif, nous avons moins de charges salariales. De plus, nous récoltons sur la vente de nos produits une marge unique de 20%. Cette marge s’applique sans distinction à tous nos produits.

Pour vous, c’est l’avantage de découvrir un autre univers et de nouvelles personnes, de prendre une pause dans votre quotidien.

Supercoop, c’est aussi un vaste réseau de coopérateur·rice·s qui prennent toujours plaisir à se retrouver !

Félix, coopérateur à Supercoop

Le Joker

Le Joker est un·e permanent·e de la coopérative : salarié·e, alternant·e, service civique… Il assiste les coopérateur·rice·s en service pendant une demi-journée. Il les forme à de nouvelles tâches, répond à leurs questions, gère les soucis occasionnels. En bref, il veille à ce que le service se déroule bien et qu’il soit agréable pour les coopérateur·rice·s. Il prend garde à ce qu’il n’y ait pas d’oubli d’information d’un service à l’autre.

Le Joker, étant un·e permanent·e, détient un point de vue plus global sur la coopérative. Il représente également un lien entre les personnes en service et les permanent·e·s. Il est plus à même d’apporter des compléments d’information. Le·la permanente·e peut relayer des instructions ponctuelles, par exemple liées à telle livraison.

Il peut aussi relever les dysfonctionnements d’ensemble ou fréquents, transmettre des signalements à toute l’équipe permanente. Ainsi, les informations circulent dans toute la coopérative, de façon transversale.

Les passations

À chaque début (et donc fin) de service, se réunissent les coopérateur·rice·s qui démarrent leur service et celles et ceux qui le terminent. Ils et elles font le point sur les tâches faites, en cours ou à faire. L’information se partage ainsi d’un service à l’autre.

Les passations se font avec l’assistance du Joker.

Les tâches récurrentes

En magasin, la plupart des tâches sont routinières et se font à toute heure de la journée.

La caisse

Évidemment, l’activité la plus importante est la tenue de la caisse. Qu’est-ce qu’un magasin sans vente ? Tous les coopérateurs et toutes les coopératrices passent par cet apprentissage, finalement bien moins sorcier qu’il n’y paraît. Si jamais ils et elles se confrontent à une subtilité encore inconnue, les autres coopérateur·ice·s, qu’ils et elles soient client·e·s ou en service, sont aussi en mesure de s’entraider !

Passage en caisse
Le passage en caisse, plus qu’une formalité : un moment de convivialité !

Le relais colis

Supercoop est un point de relais pour les colis Pick-up. On peut déposer et retirer des colis qui transitent via ce système. C’est pratique pour les coopérateurs et coopératrices. Cela permet aussi à de nouvelles personnes de découvrir la coopérative !

Le réassort

Pour pouvoir acheter, encore faut-il qu’il y ait des produits ! L’une des missions les plus importantes est de veiller au bon remplissage des rayons. Des étagères bien garnies sont nécessaires afin que chacun et chacune trouve son bonheur !

De façon à ce que nos rayonnages ne soient pas troués comme du fromage, les coopérateur·ice·s font voyager les produits de la réserve vers les rayons. Nous possédons des talkie-walkies, grâce auxquels nous pouvons accélérer le processus. Chaque paire se répartit entre l’espace de stockage et le magasin. La personne dans la réserve peut signaler ce dont elle dispose en surplus à celle devant les rayonnages. Celle-ci indique s’il y a de la place disponible. Cette méthode évite de nombreux allers-retours. Les talkies-walkies ont aussi l’avantage de rendre le réassort bien plus amusant !

Bichonner le rayon fruits et légumes

Le rayon des fruits et légumes est très fragile. Très périssables, ces denrées se flétrissent ou pourrissent au fil du temps. Il faut donc veiller au grain, de manière à proposer toujours des produits de qualité. La gamme en charge du rayon se démène pour dénicher des fruits et légumes frais (découvrez-en davantage ici !). Une fois la livraison reçue, en magasin, c’est à chaque coopérateur·rice de poursuivre ce soin.

Les légumes et fruits légèrement abîmés subissent un premier déclassement ; nous les proposons dans des cagettes à moindre prix. Puis, lorsqu’ils sont trop vieux, nous les découpons et les mettons au compost, juste en face de Supercoop ! Même si nous ne pouvons pas les vendre, nous les revalorisons en compost qui viendra nourrir les jardins de chacun et chacune.

Les tâches particulières

Si les tâches de magasinier·ère sont identiques pour toutes et tous, certains services ont, comme vous allez le constater, quelques spécificités. Les coopérateur·rice·s choisissent leurs services en fonction de leurs disponibilités mais aussi en fonction de leurs affinités ! (Pour en savoir plus sur les choix de service, lisez donc notre article sur la gestion des membres !)

Services du matin

L’ouverture

Le matin, il faut réveiller le magasin ! Déverrouiller les portes, ouvrir les volets, allumer les lumières, ouvrir les caisses… Les fruits et légumes sont examinés de manière accrue. C’est le grand tour de la boutique, pour s’assurer que tout fonctionne bien. Supercoop doit être opérationnel pour les coopérateurs et coopératrices qui viendront faire leurs courses. De plus, cette préparation permet de s’apprêter pour la réception des livraisons du jour.

La réception des livraisons

Chaque jour, nous recevons des livraisons. Le matin est habituellement réservé aux grossistes, car leurs livraisons sont plus conséquentes. Nous les avons réparties sur la semaine : certains jours sont dédiés aux fruits et légumes, d’autres aux produits frais… Cela assure une charge de travail équilibrée sur les services du matin d’un jour à l’autre. En outre, cela permet d’avoir un approvisionnement régulier et progressif des rayons.

Réception d'une livraison
La réception d’une livraison

Les coopérateurs et coopératrices du matin s’attellent donc à la réception. La marche à suivre est simple : nous pointons les produits afin de vérifier que le bon de livraison est correct et actualiser les stocks. Puis, nous les mettons en rayon. S’il n’y a plus de place, la réserve accueille les produits.

Pour être exhaustif·ve, précisons que nous recevons des livraisons tout au long de la journée. Tendanciellement, les petit·e·s fournisseur·euse·s nous livrent les après-midis. La procédure est la même que pour les grossistes.

Service du soir

Le service du soir débute comme tous les services… jusqu’à la fermeture du magasin. Ranger les étiquettes réutilisables (employées pour étiqueter le pain et les bouteilles de vin), vider les poubelles, nettoyer les sols…

Les coopérateur·rice·s contrôlent les dates de péremption du rayon réfrigéré : viandes, poissons, laitages… Les dates limites de consommation (DLC) dépassées sont sorties du rayon – et du stock – et passent en pertes.

Les coopérateur·ice·s ferment les caisses et vérifient qu’il n’y ait pas d’erreur d’encaissement. Ils et elles ferment les volets, éteignent les lumières et verrouillent le magasin… jusqu’au lendemain !


Cette aventure humaine vous tente ? Le fonctionnement de Supercoop vous intrigue ? Passez nous voir en magasin ou venez à l’une de nos réunions d’information !

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