Foire aux questions

Retrouvez ici la réponse aux questions qui nous sont le plus souvent posées.

 

En étant bénévole, est-ce que je prends le travail salarié d’une autre personne ?

Nous nous sommes posé la même question… La réponse est non. D’abord parce que deux salaires sont déjà financés à Supercoop, (nous aurons besoin de cinq salariés lorsque le supermarché tournera à plein régime). Ensuite parce que si certains métiers sont occupés en effet par des bénévoles (la plupart de ceux qui contribuent au bon fonctionnement du magasin), notre action donne du travail à nos producteurs qui seront rémunérés de façon juste et, à leur tour, pourront éventuellement embaucher des salariés supplémentaires grâce à nos commandes..

Est-ce que je serai vraiment obligé d’effectuer un service pour pouvoir y faire mes courses ?

Eh oui ! Personne ne doit déroger à ce principe. D’autres coopératives l’ont fait et n’ont pas résisté ! Si nous ne voulons pas rapidement ressembler à un magasin classique, chacun d’entre nous doit s’impliquer au même niveau et régulièrement. C’est aussi un nouveau modèle de société que portent les supermarchés coopératifs et participatifs. Nous serons attentifs bien sûr aux cas particuliers et aux aménagements nécessaires. Ainsi, les empêchements pour cause de handicap, d’arrêt maladie, de congé maternité, de naissance sont pris en compte tout comme le fait qu’après 70 ans on peut être dispensé de service. Mais nous sommes certains que vous apprécierez rapidement l’ambiance dans un contexte aussi inhabituel et que vous aurez envie d’intégrer nos équipes!

Est-ce que le bénévolat est légal en France pour des activités de ce type ?

C’est une bonne question ! Elle a nécessité deux ans de travail pour débrouiller une situation juridique inédite. La réponse obtenue par Marco, l’avocat de La Louve, est positive. Le projet appartient à la sphère de l’économie sociale et solidaire (ESS), qui est en train de se structurer sur le plan légal. Supercoop, tout comme La Louve sont emblématiques d’une nouvelle façon de produire et de consommer, qui est soutenue par les pouvoirs publics.

Combien de temps durent les plages de service ?

Elles sont de 3 heures toutes les quatre semaines non divisibles (à réaliser en une seule fois). Soit 13 plages de services par an.

Quels droits me donne le fait d’être coopérateur de Supercoop ?

D’abord le droit de participer à son fonctionnement !  Ce qui distingue Supercoop des autres coopératives est en effet l’accomplissement de services bénévoles pour presque toutes les tâches du magasin. Seuls 25% des équivalents de travail en plein temps sont remplis par des collaborateurs salariés. La réalisation d’un service toutes les quatre semaines vous donne le droit de faire vos courses, mais aussi de participer aux assemblées générales et donc au fonctionnement du supermarché. Ce magasin sera le vôtre !

Aurais-je réellement à la fois des prix bas et des produits de qualité ?

Oui. Nous nous fondons pour le dire sur l’expérience de la Park Slope Food Coop de Brooklyn qui nous sert de modèle. Les coopérateurs assurent 75% de la main-d’œuvre du magasin. C’est ce système de fonctionnement qui la distingue de la plupart des autres coopératives alimentaires et qui lui permet de maintenir des prix très bas tout en payant un prix juste aux producteurs. Ajoutons qu’il n’y a à Supercoop qu’une marge unique de 17% du prix payé. C’est la garantie de la transparence totale du processus : un produit acheté 1 euro est revendu 1,20€. Pas de promotions bidon, pas de prix (faussement) cassés au détriment du producteur.

Est-ce que tous les produits seront locaux et de saison ?

La fraîcheur des produits, et notre volonté de travailler avec des producteurs locaux est un principe de base pour le projet. Mais il faut là aussi composer avec le prix de revient, et l’impossibilité de trouver tous les produits que souhaitent les coopératrices et coopérateurs dans les limites de la seule Aquitaine. Les produits exotiques devront par exemple figurer dans nos rayons, avec une réflexion particulière sur les filières d’approvisionnement.

Est-ce que tous les produits seront biologiques ?

Les produits seront biologiques autant que faire se peut. Mais leur choix résultera d’une équation plus complexe qui prendra en compte la disponibilité du produit, son prix de revient, et l’intérêt des consommateurs. La seule décision ferme est de bannir les OGM et certains additifs chimiques. Les assemblées générales des membres seront le lieu où les décisions de choix de produits seront prises.

Quels produits y trouvera-t-on ?

Pas besoin de tout, le meilleur est suffisant ! Comme c’est déjà le cas à moindre échelle à la Boutique de Bègles, (un millier de références y sont proposées) on trouvera au Magasin qui ouvrira au printemps, donc l’essentiel des produits alimentaires, d’entretien, d’hygiène, qui permettent de faire la plupart de ses courses dans un même lieu. Les produits devront convenir, en nature et en prix, à toutes les familles membres. En général, deux références-produits seront proposées en fonction de la qualité et du prix.

Quand le supermarché va-t-il ouvrir et où sera-t-il situé ?

Le projet avancera en plusieurs étapes. La Boutique offre d’ores et déjà un millier de produits (différents, frais, sec, hygiène). Au printemps prochain nous allons aménager un magasin dans un local de 350 m2 que nous allons louer. Il sera situé dans le quartier Brûlatour à Bordeaux, rue Oscar et Jean Auriac. Bien sûr, les amplitudes d’horaires d’ouverture seront considérablement élargies.

À quel endroit les produits sont-ils vendus ?

À la Boutique qui est ouverte du lundi au vendredi de 14h30 à 19 heures 30 et le samedi de 10 heures à 19 heures 30, à  Supercoop, 1 place du 14 juillet à Bègles. Et à partir de courant avril à Bordeaux dans le quartier Carle-Vernet, 19 rue Oscar et Jean Auriac.

Quels types de produits sont vendus aujourd’hui ?

Nous avons plus de 1000 références au libre service, des fruits et légumes à la viande, en passant par le fromage, l’épicerie ainsi que des produits ménagers et d’hygiène. Des équipes visitent les producteur qu’elle va référencer pour nouer des relations de qualité avec lui et allonger progressivement la liste de produits. L’équipe vérifie également que les produits répondent à notre “charte qualité”, c’est-à-dire ; avec peu de traitement, dans un périmètre proche et respectant la terre et l’environnement.

Dois-je obligatoirement acheter des produits pour rester membre ?

Non, ce ‘est pas obligé mais conseillé. D’abord parce que nos produits sont de qualité. Ensuite parce que, en particulier les fruits et légumes de saison sont moins cher qu’ailleurs, à qualité égale évidemment. Enfin, parce que Supercoop vit essentiellement de la marge réalisée sur les ventes. Effectuer ses achats, aujourd’hui à La Boutique, demain au magasin, c’est aussi conforter les finances de la coopérative, lui permettre de payer les charges, les salaires, les loyers, de rembourser les emprunts etc.

Votre participation et vos avis sont aussi les bienvenus. N’hésitez pas à nous donner des conseils pour rendre les commandes et la distribution plus pratiques, à nous suggérer de nouveaux produits et producteurs !

Puis-je rester au courant des activités sans adhérer ?

Oui, il est possible de rejoindre la liste des « contacts ». Vous recevrez la Newsletter publique.

Comment le supermarché sera-t-il financé ?

Les premières sources de financement proviennent des parts achetées par les coopérateurs, des ventes du libre service et des subventions publiques. La réussite de l’opération de financement participatif menée à l’automne (27 000 euros) a été un sacré coup de pouce pour l’avancement du projet. Une fois lancé, le supermarché vise l’équilibre financier, et restera une organisation sans but lucratif. Le supermarché qui ouvre en avril est financé par fonds propres, crédit, subventions (Bordeaux Métropole, région…)

Dois-je posséder une compétence particulière pour être un membre actif ?

Toutes les compétences sont les bienvenues ! Nous avons besoin particulièrement de personnes ayant une expérience de la distribution, mais aussi de spécialistes du droit du travail, des relations humaines, de l’informatique, des finances, des outils de communication tout autant que de renfort pour le groupement d’achats et sur les événements. Si certains viennent mettre en œuvre leurs compétences professionnelles, d’autres viennent aussi pour faire autre chose.

Comment les services sont-ils organisés ?

Les chantiers sont multiples et variés : recherche de financements, comptabilité, gestion des stocks, communication, recherche de produits, référencement et distribution, nettoyage, recrutement des membres, vie du local, réflexion sur le système d’informations, le fonctionnement du supermarché, la participation des membres, les services associés au magasin… Aujourd’hui plusieurs groupes de travail sont en place et fonctionnent en gouvernance partagée (holacratie). Certains ont besoin de se renforcer et d’autres groupes seront créés grâce à votre concours. Le cercle gestion des membres (gdm) est chargé d’organiser les services des coopérateurs. C’est à lui que ces derniers doivent s’adresser pour déterminer leur créneau de participation, signaler les problèmes, annoncer leurs absences etc.

Comment devenir coopérateur ?

Il est nécessaire d’assister à une réunion d’information (il y en a trois/quatre par mois) afin de s’imprégner de la philosophie du projet. Il faut ensuite acquérir (une fois pour toutes) dix actions, de dix euros. Mais, nous comprenons que la somme nécessaire puisse être difficile à réunir pour certains. Aussi, nous proposons à celles/ceux qui ne peuvent régler directement ces 100 euros, d’en échelonner le paiement, en autant de fois qu’elles/ils le peuvent : en trois fois, quatre fois, dix fois, en fonction de leurs revenus. Il est donc possible d’être membre de Supercoop en achetant une action de 10 euros.  L’objectif est qu’à terme, par souci d’équité, chaque coopératrice, chaque coopérateur puisse, à son rythme acquérir au moins 10 actions. En sachant que, lorsque nous serons pleinement opérationnels, les économies engendrées par le fait d’effectuer ses courses à Supercoop compenseront largement le montant de cet achat d’actions. Car, devenir coopérateur permet d’acheter des produits, aujourd’hui à Bègles au libre service de La Boutique de Supercoop, demain au magasin de Bordeaux, de recevoir la newsletter interne, de participer aux assemblées générales, et de s’investir dans une tâche pour faire avancer le projet.

Qu’est devenue l’association des Amis de Supercoop?

L’association a permis de porter le projet de Supercoop. Aujourd’hui, elle n’est plus constituée que des coopérateurs qui en sont membres de droit mais elle continue à vivre à côté de la coopérative. C’est par son intermédiaire que le supermarché pourra proposer ses services (garderie, atelier cuisine…) lorsque le projet sera concrétisé. Elle va aussi appuyer Supercoop dans toute la dimension sociale, solidaire et d’éducation populaire qu’elle veut affirmer.

Où en est le projet ?

La création de la coopérative a été votée en assemblée générale en décembre 2016. Elle a été enregistrée en janvier 2017 au greffe du tribunal de commerce. Depuis le 1er avril 2017, elle a sa propre comptabilité, et c’est elle, qui désormais gère la Boutique de Supercoop. Elle s’installe en avril 2018 rue Oscar et Jean Auriac à Bordeaux dans les locaux d’un ancien supermarché de 350 m2.